Egale Canada

Canadiens et Canadiennes pour le droit égal au mariage

Communiqué

le 28 juin, 2005

Célébrons C-38 

La Chambre des communes adopte le projet de loi sur le droit égal au mariage pas une marge décisive

C’est un jour où nous pouvons être fiers – et enthousiasmé – d’être Canadiens.

Tout juste avant le congé de la Fête du Canada, la Chambre des communes a voté pour confirmer le droit à l’égalité du mariage pour les couples de même sexe au Canada, confirmant une fois de plus notre réputation mondiale comme pays ouvert, englobant et accueillant.

Non seulement nos cours ont-elles décidé que d’exclure des familles de même sexe du mariage civil s’avérait inconstitutionnel mais les représentants élus du Canada ont, de façon claire et décisive, confirmé notre Charte des droits et des libertés. Nos parlementaires ont indiqué que la façon canadienne de faire consiste à protéger la liberté religieuse, à assurer que le mariage religieux est du ressort exclusif des groupes confessionnels sans violation par l’État. Nos parlementaires ont également indiqué que la façon canadienne de faire consiste à mettre fin à la discrimination et à offrir une citoyenneté à part entière aux gais et aux lesbiennes.

« Aujourd’hui nous levons notre chapeau aux leaders politiques qui ont eu le courage de maintenir le principe et de défendre la façon canadienne de faire les choses. Vous passerez à l’histoire comme des champions des droits de la personne. En particulier, nous voudrions reconnaître le Premier ministre Paul Martin, le ministre de la Justice Irwin Cotler, le leader du NPD Jack Layton, le leader du Bloc Québécois Gilles Duceppe, l’ancien Premier ministre Jean Chrétien et l’ancien ministre de la Justice Martin Cauchon, » exprima Alex Munter, coordonateur national pour CCDEM.

Il salua également tous ceux qui, au cours des années, ont eu la ténacité de contester leurs propres gouvernements. Ceux qui – comme citoyens, contribuables et membres de la collectivité – ont soutenu qu’ils méritaient un traitement égal sous le régime de la loi. Le premier couple de même sexe au Canada à se rendre à l’hôtel de ville pour une licence de mariage l’a fait il y a plus de 30 ans. Nous avons connu un périple long et ardu. Pour ceux qui furent aux premières lignes de cette lutte bien avant que la majorité ne partage leur point de vue, nous exprimons notre profonde gratitude. Plusieurs se sont engagés dans cette bataille en essuyant d’énormes pertes personnelles. Plusieurs n’ont pas vécu pour voir ce jour.

Munter ajouta que « les plus grands champions sont vraiment les millions de gais et de lesbiennes qui vivent leur vie au jour le jour avec ouverture et honnêteté. C’est le simple fait de tout simplement être ce que nous sommes qui a rendu possible la victoire d’aujourd’hui. » À cause de l’engagement de personnes qui vivent leur vie sans avoir l’air de rien, elles ont démontré cette réalité : les gais et les lesbiennes sont vos frères et sœurs, vos voisins, vos amis, vos collègues de travail. En bout de ligne, aucun argument en faveur de l’exclusion ne peut résister à ce que les gens peuvent constater de leurs propres yeux – qu’il est inadmissible de traiter des gens qu’ils affectionnent d’une façon qui diminue leur identité individuelle.

« Tous ceux d’entre nous qui avons appuyé cette législation ont une responsabilité particulière, celle d’indiquer clairement à nos concitoyens que nous bénéficions tous des principes qui sous-tendent ce projet de loi. Le génie du Canada, presque sans pareil au monde, est de bâtir une identité partagée à partir de notre respect de nos différences. Aucune minorité n’est diminuée lorsqu’une autre est reconnue, » a dit M. Munter.

CCDEM demande au Sénat du Canada d’adopter rapidement cette législation. Après tout, la Chambre des communes a déjà voté cinq fois pour confirmer l’égalité du mariage. Après deux années et demie de débat, les Canadiens et les Canadiennes veulent que le Parlement décide enfin.

Une génération plus tard, les Canadiens et les Canadiennes feront un retour en arrière vers un temps où les gais et les lesbiennes se voyaient refuser une citoyenneté à part entière, de la même façon que nous nous souvenons des jours où les femmes ou les autochtones ne pouvaient pas voter ou du temps où des citoyens canadiens étaient internés à cause de leur origine ethnique. Nous parlerons de ces jours et de cette bataille. Nous serons fiers comme Canadiens et comme Canadiennes d’avoir rejeté la réjection, d’avoir mis fin à l’exclusion, d’avoir dit aux lgbt : qu’ils ne sont pas des citoyens de seconde classe, les gais et les lesbiennes sont des membres à part entière de la collectivité, sans opposition ni exceptions. Nous nous souviendrons longtemps de cette fière journée. Nous pouvons être fiers d’être Canadiens.

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