La Cour suprême de la C.-B. a commencé la semaine dernière à entendre l’appel d’une semaine de la Vancouver Rape Relief Society (VRRS) contre une décision du tribunal des droits de la personne de la C.-B. en faveur de Kimberly Nixon, une transsexuelle. Kimberly est représentée par l’avocate Barbara Findlay. La VRRS a refusé d’embaucher Kimberly Nixon en tant que conseillère pour les victimes de viol parce qu’elle est transsexuelle, déclarant que ces conseillères devaient être nées femmes.
« Égale affirme le droit des organismes féminins, y compris la VRRS, de réserver des lieux à l’usage exclusif des femmes, et celui des femmes, de s’organiser entre elles, a déclaré Lisa Lachance, présidente d’Égale Canada. Cela ne justifie cependant pas l’exclusion de transsexuelles d’un milieu réservé aux femmes. »
« Une des formes les plus courantes de discrimination dont les transsexuelles sont l’objet est le refus d’autrui de reconnaître et d’accepter leur identité sexuelle, a indiqué Susan Gapka, membre du conseil d’administration d’Égale Canada. En tant que transsexuelle, je me suis jointe à des groupes de femmes des milieux étudiant et politique. Être acceptée comme Susan et comme femme au sein de ces comités a été important pour mon assurance et ma dignité. Le refus d’accepter Kimberly Nixon en tant que femme a certainement eu l’effet contraire et miné les efforts qu’elle a déployés en vue d’obtenir cette reconnaissance. »
Selon Romham Gallacher, du Women/Trans Dialogue Planning Committee, « une femme qui est encore moins représentée et plus marginalisée à cause de l’ignorance, de la crainte et du mépris des personnes transsexuelles, peu importe la forme, ne devrait pas être marginalisée encore plus par la collectivité. Nous appuyons le droit de toutes les femmes d’avoir accès à des lieux destinés à l’usage exclusif des femmes, mais il reste beaucoup à faire pour nous informer et informer autrui ».
« Cette cause aura des répercussions à l’échelle nationale pour les personnes transsexuelles en général et pour les autres collectivités qui luttent pour l’égalité des droits, a ajouté Laurie Arron, directeur des affaires juridiques et politiques d’Égale Canada. En tant que collectivité qui compte une proportion relativement faible de la population et qui subit beaucoup de discrimination et de rejet de la part du public, les personnes trans préfèrent souvent ne pas déposer de plaintes concernant les droits de la personne, de sorte que les occasions sont peu nombreuses de faire évoluer les causes types. Les résultats du présent appel contribueront grandement à la jurisprudence en définissant la protection des droits à l’égalité pour les personnes trans. »
« Égale affirme le droit de la VRRS d’établir des politiques et des critères raisonnables pour faire en sorte que son personnel et ses bénévoles adhèrent à l’engagement de l’organisme à combattre le sexisme et l’oppression, et à comprendre le sexisme fondé sur leur expérience personnelle. Égale estime cependant que les personnes trans peuvent très bien répondre à ces critères. En outre, ces politiques doivent être réellement et raisonnablement liées aux objectifs de l’organisme, et ne doivent pas servir à exclure les personnes trans. »
Pour des plus amples renseignements :
Lisa Lachance, présidente, Egale Canada
lisa@egale.ca
Susan Gapka, membre du conseil, Egale Canada
416 760-2776
susan@egale.ca
Laurie Arron, directeur des affaires juridiques et politiques, Egale Canada
1-888-204-7777
laurie@egale.ca
Romham Gallacher, comité de planification de dialogue femmes/trans
twobyfourboy@yahoo.ca
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